« Brooklyn Affairs », une petite pépite

Un polar dramatique dans Brooklyn, et dans son contexte social et politique des années 50′. Une promotion quasi-inexistante et une courte diffusion dans nos salles. Bruce Willis, Gugu Mbatha-Raw, Alec Baldwin ou encore Willem Dafoe. Un Edward Norton devant et derrière la caméra, au scénario, mais aussi à la production. Bref, « Brooklyn Affairs » avait clairement la tête d’une petite pépite, et ça tombe bien : c’en est une.

Dans mes souvenirs, j’ai appris l’existence de ce film une petite semaine avant sa sortie, grâce à un bon copain (thanks bro) qui m’a envoyé la bande-annonce de celui-ci. Avant ça, rien, nada, niet. Donc, autant vous le dire tout de suite : une fois que j’ai vu la BA en question, tous ces beaux noms, un Norton dans la peau d’un personnage souffrant du syndrome de la Tourette et l’ambiance globale qui se dégageait du film, j’avais le sourire. Et puis, j’ai appris sa date de sortie imminente, ainsi que les multicasquettes de Norton au sein de ce projet, et j’ai encore plus eu le sourire.

Forcément, j’avais envie de le voir. Malheureusement, seulement 2 petites semaines après sa sortie, « Brooklyn Affairs » n’était déjà plus à l’affiche dans mon petit cinéma, ni dans ceux des alentours… Mais il m’en fallait plus pour me décourager : bonsoir Strasbourg et ton cher UGC que je n’avais plus côtoyé depuis des années. Une fois la place payée (j’ai eu un spasme en voyant le prix) et bien installé, je me rends compte, avec étonnement, que le film sera en Vostfr. Et puis ce dernier commence… Et alors, l’étonnement laisse place à la surprise, la très bonne surprise.

Une immersion, une totale immersion. Des costumes et décors qui font plaisir à la rétine, un travail de reconstitution visuel et contextuel (les petites gens des quartiers populaires de Brooklyn face aux hautes sphères du pouvoir de Manhattan), une bande-originale jazzy envoûtante (❤ Daniel Pemberton) ou encore une bonne réalisation, proposant des effets de transitions malins et un montage, avec un côté à l’ancienne, sympa. Miam.

Et, en guise de cerise sur le gâteau, cette très appréciable immersion est au service d’un vrai bon film policier. Parce que, oui, « Brooklyn Affairs » est un bon petit polar des familles. Intéressant, intriguant et captivant, voilà comment décrire l’enquête que nous propose ce dernier. Une investigation bien rythmée de plus de 2h, où chaque élément a son importance, où le spectateur enquête aux côtés de Lionel Essrog (le personnage de Norton), découvrant et résolvant avec celui-ci, les énigmes auxquelles il doit faire face. Et c’est sacrément plaisant.

Plaisant, c’est aussi le mot que j’emploierais pour décrire les performances que nous offrent les acteurs de « Brooklyn Affairs ». De Willis à Baldwin, en passant par Mbatha-Raw et Dafoe, chaque acteur apporte une plus-value à ce film, un petit quelque chose de kiffant. Mais si je ne devais choisir qu’un seul nom parmi tous ces acteurs, je retiendrais celui d’Alec Baldwin. J’ai, tout simplement, adoré son interprétation de Moses Randolph, jouant à merveille le parfait c*nnard. Et les premières scènes où il apparaît, sans pour autant que l’on voit son visage, sont clairement géniales. Puissance, pouvoir, charisme et prestance, voilà comment décrire son personnage, mais aussi sa performance.

Et comment conclure cet article sans parler de monsieur Edward Norton ? Que ce soit devant ou derrière la caméra, le natif de Boston a produit une très belle prestation. Entre sa représentation touchante et prenante d’un personnage qui a « des fils dans sa tête » (« if ! ») et sa patte à la réalisation, Norton a prouvé, une nouvelle fois, qu’il est un bonhomme à part dans sa génération, un grand bonhomme. Et je ne vais même pas rentrer dans les détails quant aux faits qu’il est aussi au script (tiré/inspiré de Jonathan Lethem et de son oeuvre « Les Orphelins de Brooklyn »), et à la production de ce bon polar dramatique. Ouais, lui aussi, c’est une pépite.

De sa réalisation aux performances de ses acteurs, en passant par son travail global de reconstitution, à sa bande-originale et à son écriture, « Brooklyn Affairs » est définitivement une des très belles surprises de la fin d’année 2019. Une très belle surprise aux allures de petite pépite qui me permet d’achever cet article par la phrase suivante : vivement la prochaine réalisation d’Edward Norton.

PS : si cet article vous a plu, n’hésitez pas à cliquer sur quelque publicités (histoire de me donner un petit coup de pouce financier), à le partager et à passer sur mon profil uTip (en regardant seulement quelque pubs ou en faisant un petit don, vous faîtes vivre le site et la chaîne YouTube), ce sont les meilleurs moyens de me soutenir ! La bise 😉

Clique ici pour partager l'article sur tes réseaux :

Share on facebook
Share on google
Share on twitter

Pour que tu puisses me donner ton avis :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pour t'abonner et être averti de la sortie d'un article :

Nous garderons vos données privées et ne les partagerons qu’avec les tierces parties qui rendent ce service possible. Lire notre politique de confidentialité.

Pour ne louper aucune sortie, abonne toi !