« Hors Normes », hors du commun

Un film magnifique. Une énorme claque. Une prise de conscience. « Hors Normes », c’est un peu tout ça à la fois. « Hors Normes », c’est un nouveau regard sur l’autisme, et l’handicap plus globalement. « Hors Normes », c’est une aventure humaine et émotionnelle qui dépasse le cadre d’un écran de cinéma. « Hors Normes », c’est tout simplement hors du commun.

Les films français et moi, c’est un peu du « je t’aime, moi non plus ». Et si j’ai visionné les grands classiques du cinéma bleu-blanc-rouge, cela ne m’a tout de même jamais empêché de fuir les salles de cinéma lorsqu’une oeuvre française était à l’affiche. J’ai longtemps entretenu le cliché du : « ouais, mais tu sais, qui dit cinéma français actuel, dit comédie raciste ou totalement débile, parfois même les deux ». Et quand on voit que certains films comme « Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? » et « Alad’2 » sont médiatiquement mis en avant et ont fait respectivement 6 500 000 et 2 200 000 entrées (j’ai eu un spasme en écrivant ces chiffres), je n’avais pas complètement tord.

Mais le cinéma français, ce n’est pas que ça. Et « Hors Normes » me l’a très justement rappelé (merci). Dès sa bande-annonce, ça sentait la petite pépite, le très bon film. Et pour que je dise ça d’un film français, et surtout que j’aille le voir, c’est que ça m’a vraiment hypé. Donc suite à une bande-annonce plus qu’intéressante, et les conseils d’un copain cinéphile (cc si tu passes par là et thanks bro), je suis allé dans mon petit cinéma, moi et mes préjugés. Et je n’ai jamais été aussi heureux qu’on me donne tord.

Pourquoi tord ? Tout simplement parce que cette oeuvre signée Eric Toledano et Olivier Nakache (les réalisateurs de « Intouchables », « Le Sens de la fête » ou encore « Samba » par exemple, on parle là donc de véritables pointures) m’a mis une énorme claque. A ce niveau-là, c’est limite un uppercut en fait. Enfin bref, vous avez compris : je n’ai pas boudé mon plaisir devant « HN ».

Et ce qui est assez marrant avec ce dernier, c’est que j’ai du mal à le considérer comme un film à part entière tant l’aventure humaine et émotionnelle qu’il expose m’a touché et marqué. Je n’ai aucune honte à l’écrire : j’ai eu les larmes aux yeux à de nombreuses reprises (la fameuse poussière dans l’œil). Et si par moments, j’ai eu la sensation que le film tirait un poil trop sur la corde de la sensibilité (notamment la scène finale avec un plan fixe sur Bruno qui a les larmes aux yeux), « Hors Normes » est un monstre cinématographique démotivité.

Et à ce petit jeu-là, comment ne pas évoquer la bande-originale de cette comédie dramatique ? Avec un morceau phare (« Bloodflow » du duo Grandbrothers que je vous met en fin d’article) qui monte en puissance à quelque reprises durant le film, « Hors Normes » scotche et prend aux tripes. Et qu’est-ce que ça fait du bien, bordel.

Et le tout est sublimé par le captivant duo Vincent Cassel – Reda Kateb. Si ce dernier est une très belle révélation, à mes yeux, j’ai redécouvert Cassel avec ce film, alors que j’aimais déjà de base cet acteur. Mais avec « HN », et pour mon plus grand plaisir, il ferme la bouche à ses détracteurs et pourrait, je l’espère sincèrement, changer l’opinion publique (des mauvaises langues) à son sujet. En tout cas, en interprétant, avec brio, un Bruno (son personnage) touchant et attachant, il s’en ait clairement donné les moyens.

Ajoutez à cela la présence d’un Alban Ivanov surprenant et bon dans le rôle d’un juif restaurateur (j’avais tendance à faire une overdose du bonhomme ces derniers temps), le fait que de véritables intervenants et autistes ont joué dans ce film, à l’image d’un Benjamin Lesieur (Joseph) tout bonnement impressionnant, une réalisation simple et efficace (qui ressemble limite à celle d’un documentaire à certains moments), une bonne maîtrise de la tension (cf. la fuite de Valentin) et un très beau générique de fin (avec des images des véritables « Bruno » et « Malik », à savoir Stéphane Benhamou et Daoud Tatou puisqu’on parle ici d’une adaptation de faits réels, c’est la petite cerise sur le gâteau), et vous avez « Hors Normes », une oeuvre sociale qui dépasse les simples cadres d’un film.

« Hors Normes », c’est une nouvelle vision de l’autisme, une vision positive et bienveillante, une véritable sensibilisation. « Hors Normes », c’est un hommage aux héros de l’ombre, aux héros de notre société. « Hors Normes », c’est une histoire unique qui a changé, change et changera des vies. « Hors Normes », c’est tout simplement du très grand cinéma français, un cinéma qu’il faut soutenir.

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