« Joker », le chef-d’oeuvre de l’année

Je crois bien que c’est la première fois que je me retrouve face à mon clavier d’ordinateur sans véritablement savoir quoi écrire. Ça a beau faire des jours que j’y réfléchis, aucune des approches auxquelles j’ai pu penser ne m’a semblé être la bonne pour parler de ce film. J’ai donc décidé d’être honnête et de vous écrire à cœur ouvert : « Joker » m’a captivé, « Joker » m’a fait frisonner comme jamais je n’ai frissonné, « Joker » m’a fait pleurer. Voilà, je pense que c’est pas trop mal comme introduction, non ?

Comme beaucoup de monde, les trailers de ce film m’ont énormément hypé. Un Joaquin Phoenix méconnaissable (le bonhomme a perdu près de 25kg pour ce rôle, ce qui est complètement dingue), un rire machiavélique, une ambiance morose et une bande-originale saisissante. Cependant, face à cette émulation que provoquait la sortie de « Joker » dans la presse et sur les réseaux sociaux, j’ai préféré prendre du recul, histoire de ne pas aller au cinéma avec trop d’attentes. Je ne voulais pas « faire le film » avant de réellement le voir.

Et puis une semaine après sa sortie, j’ai décidé de franchir le pas, me retrouvant dans cette salle obscure, lors d’une séance de 17h (histoire d’être quasiment seul dans la salle), une séance figée dans mon siège, une séance durant laquelle j’ai pris ma claque cinématographique de l’année. Parce que oui, je ne vais pas prendre de pincettes pour mettre des mots sur ce que je ressens vis-à-vis de ce que j’ai vu : « Joker » est le film de l’année (selon moi).

J’irais même encore plus loin en affirmant, toujours selon mon humble et petit avis, que ce film doit recevoir au moins 3 oscars : celui du meilleur acteur (une évidence), du meilleur réalisateur et de la meilleure bande-originale (la meilleure musique de film). C’est vous dire à quel point cette oeuvre a marqué mon année d’un point de vue cinématographique. Et vu ce qui est dit, en général, dans la presse et sur les réseaux sociaux au sujet de ce film, je suis loin d’être le seul il semblerait (à titre d’exemple, il récolte pas moins de 4/5 et 4,5/5 de la part de la presse et des spectateurs sur Allociné).

Je pourrais écrire sur ce film pendant des heures (et des lignes), mais si je dois retenir une chose, c’est son côté perturbant. Perturbant, parce que c’est un film écrit, réalisé et produit par Todd Phillips, un bonhomme qui s’est fait connaître (du grand public) avec les « Very Bad Trip ». En terme de genre, on est aux antipodes de « Joker ». Je ne peux, du coup, pas m’empêcher de penser aux fameuses phrases d’Arthur : « Je pensais que ma vie était une tragédie. Maintenant, je réalise que c’est une comédie  ». Sauf que pour l’ami Todd, il est passé de la comédie à la tragédie, le tout avec brio. J’applaudis.

Perturbant, parce que je n’arrive toujours pas à comprendre comment Joaquin Phoenix a fait pour rendre son personnage si attachant alors qu’il est censé être un rejet (effrayant) de la société. Je ne sais pas si c’est le rôle de sa vie (le bonhomme n’a que 45 ans et n’a certainement pas fini de nous surprendre/émerveiller), mais j’ai trouvé son interprétation du Joker grandiose. Entre son rire, son regard perdu, ses mouvements de corps, ses danses ou même tout simplement la façon dont il a fait évoluer son personnage au fil du film, sa performance est limite poétique. Honnêtement, qui n’a pas eu envie de le prendre dans ses bras lors de certaines scènes tant il était touchant ? Une nouvelle fois, j’applaudis.

Perturbant, parce que ça faisait très longtemps qu’une BO ne m’avait pas autant remué. Pour tout vous dire, j’écoute, encore aujourd’hui, certains morceaux de ce film. Mes préférés ? « Call Me Joker » et « Bathroom Dance » de Hildur Guðnadóttir (je vous les mets ci-dessous). Très friand de violon et de violoncelle, j’ai clairement pris mon pied avec la bande-originale de ce film, une bande-originale qui m’a, de nombreuses fois, pris aux tripes et hérissé les poils. Du grand art, donc une dernière fois, j’applaudis.

Enfin bref, je pourrais encore évoquer la fin (ouverte) de ce film, ses clins d’œils au Joker de Heath Ledger, la présence de Robert De Niro (un énorme kiff), les jeux de couleurs ou même l’excellente façon dont des thèmes comme la solitude et l’handicap (social) ont été traité, mais je préfère ne pas trop en faire et conclure en vous disant que « Joker », c’est tout simplement 2h de pur bonheur. Et face à la question : « Je me fais des idées ou c’est de plus en plus la folie ? » de Fleck, j’ai simplement envie de lui répondre qu’avec lui, la folie a désormais quelque chose de jouissif et touchant à mes yeux. M*rde, j’ai encore une foutue poussière dans l’œil.

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