La saison 5 de « Peaky Blinders », une saison de transition ?

Les focking « Peaky Blinders » sont de retour depuis le 04 octobre dernier pour une cinquième saison. Véritable objet de « pop culture », cette série britannique signée Steven Knight (« Amazing Grace », « Les Promesses de l’ombre » et la série « Taboo » entre autres) enchante ses spectateurs depuis son lancement, en 2013. Et après une absence de deux ans et une saison 4 riche en émotions (n’est-ce pas, Luca Changretta ?), Thomas Shelby et les siens sont de retour en cette fin d’année 2019.

Et clairement, cette nouvelle saison divise. Si celle-ci a comblé les attentes de ses fans (4,6/5 sur Allociné), elle n’a pas convaincu une partie de la presse qui n’a pas hésité à affirmer que la série britannique est en crise et que cette saison est la fameuse « saison de trop ». Mais alors, dans quel rang suis-je ? Eh bien dans aucun des deux : cette nouvelle saison des « Peaky Blinders » n’est pas ma préférée, mais elle est loin d’être mauvaise pour autant.

Honnêtement, quand une nouvelle saison des « PB » a été annoncé, j’étais aussi content que sceptique. Content, parce c’est une de mes séries préférées tant elle est iconique (fock), mais sceptique au vu du final de la saison 4 qui ressemblait fortement à un point final des aventures des Shelby. Donc quand une saison 5 a été signé, je me suis dit : « ouais, pourquoi pas, mais il va falloir relancer la série ». Et après avoir englouti ces 6 nouveaux épisodes, je n’ai aucun mal à affirmer que c’est chose faite : Tommy et les siens sont repartis dans de folles péripéties.

Et ce qui est intéressant avec cette nouvelle saison, c’est qu’elle relance la série via la sphère « politico-historique » avec le krach boursier de 1929 (le fameux « Jeudi noir » de la Bourse de Wall Street) et la montée du fascisme en Angleterre. Donc finies les guerres de gang pour Thomas Shelby, ce dernier fait désormais face à un mouvement politique en la personne d’Oswald Mosley (un fasciste britannique qui a réellement existé), le grand méchant de cette 5ème saison.

Alors oui, tout n’est pas parfait dans cette saison, je reconnais volontiers par exemple qu’elle est trop centrée sur le personnage de Thomas (un personnage dont la motivation est difficilement cernable d’ailleurs), qu’Oswald Mosley n’est pas assez charismatique et captivant pour réellement tenir la dragée haute à celui-ci, et que la fin est un poil trop prévisible. Cependant, elle a le mérite de relancer les aventures des « Peaky Blinders », ce qui est loin d’être négligeable quand on sait que deux autres saisons sont au programme après celle-ci (saisons 6 et 7). Et c’est pour cela que je qualifie cette nouvelle saison de « saison de transition » : elle donne un nouveau souffle à la série, tout en posant les bases de ce qui nous attend dans les 12 prochains épisodes, sans pour autant être ennuyante ou dénuée de tout intérêt. Mine de rien, c’est pas loin d’être un tour de force de la part de Steven Knight.

Et pour en revenir à Oswald Mosley, je ne valide pas le bashing qu’à reçu Sam Claflin (les « Hunger Games », « Avant toi », « Love, Rosie », etc) pour sa prestation dans cette nouvelle saison. Certes, il n’est pas aussi fascinant que l’étaient un Adrien Brody, un Tom Hardy ou même un Sam Neill, mais ce n’est pas non plus un piètre acteur, comme j’ai pu le lire dans certaines critiques. Voué à s’inscrire sur le moyen terme dans « PB » (au moins encore une saison), j’ai envie de lui laisser sa chance, sachant qu’il a su monter en puissance au fil des épisodes, ce qui laisse augurer de très bonnes choses pour la suite.

Pour finir, je ne pouvais pas ne pas parler de Cillian Murphy et de la réalisation de cette série. Dans une saison touchante et très psychologique, celui qui interprète avec merveille Thomas Shelby est tout simplement au sommet de son art. Si cette 5ème saison m’a donné l’impression d’être trop centrée sur le leader du gang de Birmingham, c’est très certainement aussi parce que l’acteur de 43 ans « bouffe » l’image tant il est charismatique et tout en maîtrise. Dans une saison où son personnage n’a jamais été aussi névrosé et torturé, il est d’une justesse à glacer le sang et à faire frissonner, à l’image de la scène finale du 6ème épisode (que j’ai passé en boucle une dizaine de fois en me tenant la tête).

Et concernant la réalisation, j’applaudis actuellement derrière mon clavier tant celle-ci est impressionnante. Mise en scène impeccable (avec un effort de restitution au détail près), jeux de lumière malins (cf. les scènes au Parlement), mouvements de caméra subtils, plan-séquences jouissifs et photographie sublime. Si vous n’avez pas encore vu cette saison, voilà ce qui vous attend. Donc, encore une fois, j’applaudis.

Enfin bref, si vous hésitez encore à regarder cette 5ème saison (ou même la série tout court), vous pouvez foncer tête baissée, car même lorsqu’elle est en pleine transition, « Peaky Blinders » reste plus qualitative que le 3/4 des autres séries. Et si vous l’avez déjà vu, je vous invite à laisser un petit commentaire sous cet article pour me donner votre avis, ça m’intéresse. Ah oui, et pour la route : « FOCK » !

Le thème de la série, juste pour le kiff

PS 1 : si vous n’avez malheureusement pas de compte Netflix, sachez qu’il est aussi possible de voir cette nouvelle saison sur Arte, à partir du 24 octobre. Voilà pour le petit tuyau des familles 😉

PS 2 : si cet article vous a plu, n’hésitez pas à cliquer sur quelque publicités (histoire de me donner un petit coup de pouce financier) et à le partager, ce sont les meilleurs moyens de me soutenir.

PS 3 : n’hésitez pas non plus à faire un petit tour sur mon profil « uTip », en regardant seulement quelque publicités (et en ayant aussi la possibilité de faire des dons si vous le souhaitez), vous faîtes vivre le site ! La bise !

Clique ici pour partager l'article sur tes réseaux :

Share on facebook
Share on google
Share on twitter

Pour que tu puisses me donner ton avis :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pour t'abonner et être averti de la sortie d'un article :

Nous garderons vos données privées et ne les partagerons qu’avec les tierces parties qui rendent ce service possible. Lire notre politique de confidentialité.

Pour ne louper aucune sortie, abonne toi !