LeBron James est-il à un tournant de sa carrière ?

En général, quand on parle du « King », ce ne sont pas les compliments qui manquent : extraordinaire, hors du commun ou encore GOAT (Greatest Of All Time) moderne, LeBron James règne sur la NBA et la planète basket depuis plus de 15 ans. Pourtant, si le natif d’Akron n’a cessé de tutoyer les sommets pendant plus d’une décennie, la saison dernière (2018-2019) a marqué un coup d’arrêt dans sa carrière, plongeant son nom dans un tourbillon de doutes. Et même si je suis un grand admirateur du bonhomme (le poster de LBJ que j’ai en fond dans mes vidéos n’a pas dû vous échapper), j’ai moi-même quelque interrogations concernant la suite de sa carrière.

Mais pour que vous compreniez là où je veux en venir, faisons un petit saut dans le passé : 2 juillet 2018, jour de joie à Los Angeles. La raison ? LeBron James a décidé de quitter les Cavaliers de Cleveland afin de rejoindre la « Cité des Anges » pour 4 ans et 154 millions de dollars. Un véritable coup de tonnerre sportif et médiatique pour des Lakers en perdition depuis plusieurs années.

Malheureusement, malgré de nombreuses arrivées (Rajon Rondo, JaVale McGee ou même Lance Stephenson) suite à cette grande annonce, on ne sort pas du désert juste avec une grosse voiture (LeBron James). Il faut de l’essence (de bons équipiers) et un chauffeur de qualité (un coach digne de ce nom). Vous vous en doutez, ce n’était pas vraiment le cas de la deuxième franchise la plus titrée de l’histoire de la NBA.

Résultat (triste) des comptes : 37 victoires pour 45 défaites sur 82 matchs (ça pique), une dixième place à l’Ouest et pas mal de problèmes internes. La saison fut tellement galère qu’à peine cette dernière terminée, le président de la franchise, qui n’est autre que monsieur Magic Johnson, a claqué la porte et a quitté son poste. Ouais, un beau merdier, j’imagine la tête de LeBron quand il a appris la nouvelle (il n’était pas préalablement au courant, il l’a appris sur Twitter)…

Et c’est d’ailleurs certainement pour lui que la saison fut la plus difficile à digérer : pas de Playoffs (une première depuis 2005 pour un joueur qui restait sur pas moins de 8 finales NBA consécutives, donc la dernière fois qu’il était en vacances en avril, Jacques Chirac était encore président de la République française), une vilaine blessure à l’aine contracté le 25 décembre (Joyeux Noël Bron…) face aux Warriors qui le laissera sur le carreau pendant plusieurs semaines, une absence du top 10 des votes pour le MVP (Most Valuable Player) et un joli lot de critiques concernant son leadership en général.

Heureusement pour lui et les Lakers, le 16 juin 2019 fut un jour béni permettant de tourner la page d’une saison difficile : son pote Anthony Davis débarque à L.A. dans le cadre de l’échange de l’année. Bye bye Lonzo Ball, Josh Hart et Brandon Ingram, place au mono-sourcil le plus connu des Etats-Unis.

Et comme ce transfert fut le synonyme d’un gros nettoyage de printemps, Luke Walton fut prié de faire ses valises pour laisser place au tandem Frank Vogel – Jason Kidd. Le seul véritable rescapé de la saison dernière fut Rob Pelinka, le GM (General Manager) qui s’est vu confirmé dans sa position et ses pouvoirs.

Place ainsi à un nouveau cycle, et malgré l’échec de l’arrivée d’un certain Kawhi Leonard, cela n’a pas empêché de bons petits joueurs des familles comme Danny Green, Quinn Cook ou même Avery Bradley de poser leurs valises en Californie. Sans non plus oublier que des joueurs comme Rajon Rondo et Kyle Kuzma sont toujours là. Bref, un bel été qui a dû redonner le sourire à LeBron James.

Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de penser que la saison prochaine représente un véritable tournant dans la carrière de celui qu’on surnomme le « Chosen One » : comment lui et la franchise pourpre et or vont-ils supporter le fait que tous les regards seront braqués sur eux ? Qui va être le véritable leader (patron) de l’équipe entre lui et Davis ? Va-t-il bien s’entendre avec le coaching staff ? Va-t-il être épargné par les pépins physiques ? Les dirigeants seront-ils suffisamment patients et solides quand les premières secousses se feront ressentir ?

Pour le moment, ça fait beaucoup de questions qui attendent des réponses quand l’heure de la reprise de la saison sonnera. Assis dans ma canapé en train de siroter ma tisane (je suis donc loin d’être un spécialiste chevronné), je vois bien deux scénarios possibles concernant la saison 2019-2020 de la franchise sud-californienne :

  • c’est la foirade totale : les bons résultats ne sont pas au rendez-vous, le coaching staff explose en cours de saison et Anthony Davis décide de partir à l’issu de son contrat (il est dans sa dernière année contractuelle). Notre ami LeBron se retrouve donc seul avec le déclin en guise de compagnon (il va sur ses 35 ans en décembre, il est donc plus proche de la fin que du début)
  • c’est le début de quelque chose, voir même une saison avec le titre au bout : c’est donc le retour des Playoffs (pour une franchise qui ne les a plus goûté depuis 2013 tout de même) et Anthony Davis décide alors de prolonger pépère dans une cité qui l’aura alors totalement adopté. En d’autres termes, LBJ s’assure une fin de carrière tranquille et pourra passer le flambeau avec bonne conscience.

Pour le moment, Lebron tente de mettre toutes les chances de son côté (et donc du côté des Lakers) : il a convaincu AD que Los Angeles est une bonne destination pour lui, a grandement facilité son intégration dans un nouvel environnement (entre la Nouvelle-Orléans et la Californie, il y a effectivement un monde) et enchaîne les déclarations où il affirme vouloir se concentrer sur la création pour laisser le scoring à celui qu’on surnomme « Unibrow » (l’idée a de quoi faire gonfler le pantalon au niveau de l’entrejambe).

Mais attention, la vérité du mois de septembre n’est pas celle de la fin de saison prochaine. Espérons que « King James » garde cela en tête et conserve ses bonnes résolutions, car quoi qu’il arrive, la saison 2019-2020 sera décisive pour le numéro 23. Je croise donc les doigts, car c’est sa « legacy » qui est en jeu.

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