Le pêle-mêle musical du mois de juin 2019

Les copains, je suis fier de vous présenter un nouveau format sur mon site : « Le pêle-mêle musical » ! Mais qu’est-ce que c’est ? Je vais tout vous expliquer, donc installez-vous et prenez un bon petit café (ou un bon thé des familles) en lisant cet article.

Comme vous le savez, le rap (et la musique plus globalement) fait partie de ma ligne éditoriale, d’où l’existence des catégories « Casser la voix, mais pas les oreilles » sur ma chaîne YouTube et sur le site. Et comme vous avez dû vous en apercevoir ces derniers mois, j’en ai mangé des projets avec pas moins de 11 « Ça vaut quoi ? » sur YT depuis mi-février.

Cependant, j’ai eu pas mal de frustrations liées à ces chroniques musicales ces derniers temps. La raison ? Le faible nombre de vues sur les plus petits projets. Mais en même temps, quoi de plus normal, je ne vais pas faire le même nombre de vues sur une vidéo consacrée à PNL ou Nekfeu que sur une vidéo où je parle du nouveau projet de Loud ou de Tortoz.

Du coup, il m’est venu une idée : continuer de faire des analyses poussées sur ma chaîne, mais exclusivement pour les projets des gros artistes, et créer un format sur mon site, un format qui me permettrait de faire des analyses courtes de plusieurs projets sortis le même mois. Et voilà comment est né « Le pêle-mêle musical » !

Bien entendu, si vous me suivez sur YouTube pour mes chroniques musicales, vous n’allez pas être dépaysé puisque le format sera similaire, mais en plus court et sera composé d’une courte présentation, de mon avis sur le projet en question, de mes coups de coeur/coups de blues et de ma note (si je me sens légitime de noter le projet bien sûr). Voilà pour l’introduction les potes, place aux choses concrètes !

  • PNL – Réédition de « Deux frères » (28 juin 2019)

Artistes : Ademo et N.O.S

Prénoms/nom : Tarik et Nabil Andrieu

Âges (présumés) : 33 (ou 32) et 31 (ou 30) ans

Projet : réédition de leur 3ème album studio (4 titres)

Presque 3 mois après après la sortie de leur album « Deux Frères » (cover ci-dessus) qui est déjà double disque de platine, PNL a décidé de ne pas ralentir la cadence. Après avoir balancé le son « Mowgli 2.0 » (avec Ademo en solo dessus) le 5 juin dernier, le duo énigmatique a sorti une réédition de son dernier album avec 4 nouveaux morceaux le 28 juin. Bienvenue donc à « Ryuk », « Comme pas deux », « Sibérie » et « Bang ».

Ne présentant « que » 4 nouvelles tracks, j’ai logiquement choisi de parler de cette réédition en premier. Honnêtement, je trouve qu’elles complètent parfaitement l’album « Deux Frères ». Clairement, ça aurait pu être des sons qui se trouvait dans le projet initial tant ces derniers collent à l’ambiance et aux thèmes de cet album.

Au programme, on a là des morceaux planants, extrêmement bien produits et mixés (cc Nk.F TrackBastardz) tandis qu’Ademo et N.O.S nous parlent de leurs blessures, de leur noirceur, de leur désamour pour l’industrie de la musique et le succès ou encore du sentiment persécuteur de ne jamais se sentir réellement chez eux. Bref, du PNL classique et qualitatif.

Du coup, difficile d’établir une note et de vous donnez des coups de coeur/blues avec seulement 4 morceaux. Mais vu que je suis sympa et que je n’ai pas envie de vous laisser sur votre faim, je vais vous dire quel est mon morceau préféré. Eh bien c’est « Ryuk ». Comme PNL, je porte « Death Note » dans mon coeur, donc j’ai adoré le jeu de références qu’il y a dans cette track, je trouve que l’ambiance colle parfaitement à l’univers de ce manga/animé et, comme souvent avec ce duo, c’est un morceau envoutant. Une nouvelle fois, je suis bien obligé de tirer mon chapeau à PNL.

  • Guizmo – « #GPG2 » (7 juin 2019)

Artiste : Guizmo

Prénom/nom : Lamine Diakité

Surnoms : « Guiz' », « Guizi Ouzou » et « Guiz’ la Banquise« 

Âge : 28 ans

Projet : mixtape (29 titres)

Après le rayon de soleil PNL, place à la tristesse Guizmo. Dans le début de la décennie 2010′, celui qu’on surnomme « Guiz' » était un de mes chouchous, lui le grand tourmenté mélancolique qui s’était fait connaître avec les « Rap Contenders » et le collectif « L’Entourage ». Puis il y a eu son départ de ce dernier pour des raisons encore floues et le lancement d’une carrière solo.

Depuis ? Forcé de constater que c’est un peu la descente aux enfers et « #GPG2 » en est la parfaite illustration. A écouter, ce fut une boucherie interminable. Et vous me connaissez, je n’ai jamais été fan des projets longs, c’est pas ma came, mais alors là, c’est 29 sons d’un projet qui n’est pas bon. Autant vous dire que cela m’a pris une après-midi entière.

Ce qui est triste avec Guizmo, c’est qu’au-delà d’évoquer toujours les mêmes thèmes (de l’égotrip, l’argent, la drogue, sa solitude, le quotidien de la rue ou encore sa haine envers les forces de l’ordre), le bonhomme semble surtout coincé en 2012 d’un point de vue musical. Toujours les mêmes prod’ (Boom Bap d’un côté, piano-voix de l’autre) et toujours la même formule (3 couplets – le refrain – une outro) sont au rendez-vous dans cette mixtape. Même le mixage de cette dernière est vraiment limite. Autant vous dire que ça devient très rapidement redondant, voir même fatiguant.

Et pourtant, j’ai cru à un début de rédemption pendant l’écoute de « #GPG2 ». En effet, après une première partie ennuyante, il y a un sursaut qualitatif qui fait son apparition entre les tracks 13 et 18. Mais ce n’est malheureusement qu’une étincelle puisque Guizmo retombera rapidement dans ses travers avec une deuxième partie de projet à nouveau ennuyante.

Bref, l’ami « Guizi Ouzou » semble avoir atteint ses limites, prouvant malgré quelque sursauts qu’il n’est pas capable de se renouveler et qu’il se retrouve, aujourd’hui, coincé dans son univers, un univers qui le détruit à petit feu. C’est bien dommage.

Coups de coeur :

  • « Dans l’espace »
  • « Tout seul »

Coups de blues :

  • « Gentleman »
  • « Maman, j’suis égaré »
  • « Gangsta Paradise »
  • « Je n’ai plus de temps à perdre »
  • « Danser »
  • « Rien d’mieux à faire »
  • « Qui es-tu ? »
  • « Fou d’ivresse, ivre de folie »

Note : 3,5/10

  • Dehmo – « Rogue » (21 juin 2019)

Artiste : Dehmo

Prénom/nom : Mohamed Kalina (hypothèse d’après mes recherches)

Âge : 26 ans

Projet : mixtape (13 titres)

Que dire de « Rogue » les copains ? Eh bien c’est un projet qui n’est ni fondamentalement bon, ni fondamentalement mauvais : c’est passable. Et dans cette « passabilité », il y a une certaine homogénéité puisqu’il n’y a pas véritablement de mauvaises tracks, et en même temps, c’est assez difficile de sortir distinctement de bons morceaux. Donc on peut le dire, on est sur un projet « middle ».

D’un côté, « Rogue » est une mixtape bien produite, avec un bon mixage et une diversification des prod’ (ça oscille entre des instru’ trap et acoustique), et de l’autre côté, « Rogue » est un projet qui manque de relief, qui manque d’étincelles, de coups de génie.

Mais ce qui est encourageant, c’est que ça s’entend que Dehmo a du potentiel. En tout cas, suffisamment de potentiel pour un jour être sur le devant de la scène et ne plus être un rappeur de seconde zone. Mais pour le moment, l’ancien de la MZ est encore trop figé dans sa zone de confort et on ne peut que lui souhaiter de laisser carte blanche à sa créativité et aux prises de risque. A suivre…

Coup de coeur :

  • « On fera 100 »

Coups de blues : aucun

Note : 6/10

  • Jul – « Rien 100 Rien » (14 juin 2019)

Artiste : Jul

Prénom/nom : Julien Mari

Surnoms : « le J » et « la Machine »

Âge : 29 ans

Projet : 18ème album studio (25 titres)

A la base, je ne suis pas un grand fan de Jul. Pour autant, j’ai toujours respecté l’artiste et je ne suis pas amusé au jeu des critiques et moqueries faciles. Ainsi, honnêtement, « Rien 100 Rien » fut le 1er projet du marseillais que j’écoutais en entier. Et sincèrement, bah je m’attendais à pire, vraiment.

Alors oui, définitivement, c’est pas ma came, je suis bien obligé de l’admettre. Toutefois, je comprends que certaines personnes aiment le personnage et sa musique. Moi-même, je me suis surpris à bouger la tête sur certains sons. On peut le dire : ce projet dégage une vraie énergie, quelque chose de cool. Et en plus, c’est plutôt bien produit et bien mixé, ce qui n’est pas négligeable.

Cependant, il faut bien reconnaître d’un autre côté que ce nouvel album est super répétitif dans les sonorités et dans les thèmes. Sur 24 tracks (la 25ème est juste une prod’ pour un concours), le bonhomme nous parle de son authenticité, de sa productivité, de son ambition, du fait qu’il n’a pas changé, des moqueries et des critiques qu’il a subi, de son rapport à son public ou encore de son amour pour Marseille et la série « La casa de Papel ». Imaginez-vous maintenant ces thèmes sur des sonorités propres à Jul, et ça pendant 1h25.

Clairement, vous avez un peu la tête en charpie derrière. Donc ma principale critique (musicale) sur ce projet concerne sa longueur. Sans être un directeur artistique, je ne suis pas certain qu’un format de plus d’une vingtaine de titres soit le meilleur format pour un artiste comme Jul. J’ai tendance à dire qu’en étirant un projet, on diminue la qualité de ce dernier. Et « Rien 100 Rien » confirme ma théorie.

La première partie (12 premiers sons) de ce dernier est plutôt sympa et on y retrouve des bons morceaux. La seconde partie (13 à 25), elle, se casse la gueule, laissant place aux répétitions et aux morceaux plus brouillons.

Donc pour conclure, je dirai simplement que Jul est un personnage du rap game français qui est incontournable (voir même attachant) et que si ce projet n’est pas un grand projet (qui ne finira pas dans ma playlist), il est meilleur que ce à quoi je m’attendais.

Coups de coeur :

  • « JCVD »
  • « J’suis loin » ft. Vald

Coups de blues :

  • « GTA » ft. Heuss L’Enfoiré
  • « Professor »
  • « Mademoiselle »
  • « Papa Maman »
  • « La folie du ter ter » ft. La Famax

Note : 4,5/10

  • Veerus – « Marché noir » (14 juin 2019)

Artiste : Veerus

Âge : 29 ans

Projet : EP (9 titres)

C’est une des belles surprises de cet article. Oui, « Marché noir » est un bon projet, mais surtout, il démontre que son auteur est en pleine progression. Sans faire l’ancien, je connais Veerus depuis quelque temps et j’avais écouté son précédent projet intitulé « Iceberg Slim » qui date de l’année dernière. Et des souvenirs que j’en garde, c’était du « sympa sans plus ». Et aujourd’hui, avec ce nouvel EP, on est plutôt de l’ordre du « bon petit projet des familles ». Donc la progression est là.

Tout n’est pas parfait, je le conçois, mais « Marché noir » fut un plaisir à écouter. Déjà, premièrement et forcément, je valide le côté projet court avec seulement 9 sons. C’est quelque chose qu’il a plus ou moins toujours fait puisqu’il n’a jamais fait un projet avec plus de 13 titres. Quelque part, c’est sa marque de fabrique, mais aussi une de ses forces.

Ensuite, si j’ai pris du plaisir à écouter cet EP, c’est parce que ce dernier est ultra référencé dans les lyrics. On y retrouve pleins de références au cinéma (Tony Montana, Spike Lee, Clark Kent, etc), au hip-hop (Tupac, Akon, Takeoff, etc), au football (Ronaldo, Maradona, CAN, Rivaldo, Balotelli, Nedved, Pirlo, etc) et au basket (Vince Carter, Iverson, MJ23, Olajuwon, Stephen Curry, etc), et vu que je baigne dans ces cultures, j’y ai été très réceptif.

Et enfin pour finir, je tiens à rendre hommage à « Mingo », un beatmaker que je ne connaissais pas et qui, au vu des très bonne prod’ qu’il a produit, est talentueux et mérite d’être plus connu. Et concernant l’ami Veerus, je vais le suivre de plus près désormais.

Coups de coeur :

  • « Moonwalk »
  • « Bentley »
  • « Kraken » ft. Tengo John

Coups de blues : aucun

Note : 7,5/10

  • Kekra – « Vréalité » (21 juin 2019)

Artiste : Kekra

Âge : 29 ans (hypothèse d’après mes recherches)

Projet : 2ème album studio (13 titres)

Concernant ce projet, je suis vraiment content, car ce fut un plaisir de l’écouter. Ce n’est pas un secret pour ceux qui me suivent depuis l’époque où j’avais un blog : j’aime beaucoup cet artiste et je le considère actuellement comme un ovni dans le paysage du rap français. Du coup, vous vous en doutez, j’attendais avec une certaine impatience son deuxième album studio.

Alors non, ce n’est pas non plus l’album du siècle, et il souffre, par moments, de quelques répétitions, mais globalement, c’est une réussite. Clairement, il est dans la lignée de ses précédents projets, à savoir qu’on retrouve d’un côté un Kekra qui excelle dans son style (« Vréalité » et « Lights Out ») et de l’autre côté, un artiste qui n’hésite pas à prendre des risques (« Chut » et « Doré »).

Que dire de plus, si ce n’est qu’on retrouve bien l’univers de Kekra dans ce projet avec des prod’ qui lui correspondent bien, que « Vréalité » est, comme ses anciens projets, un album assez court avec 13 titres (format que j’affectionne) et que le projet peut s’écouter d’une traite, ce qui prouve qu’il a été intelligemment conçu au niveau de la répartition des tracks. Bref, du Kekra dans le texte, du Kekra comme on l’aime.

Coups de coeurs :

  • « Lights Out »
  • « COD »
  • « Chut »
  • « Doré »
  • « OSMS »

Coups de blues : aucun

Note : 8,5/10

  • Cheu-B – « Icône » (21 juin 2019)

Artiste : Cheu-B

Prénom : Bechara

Âge : 23 ans (hypothèse d’après mes recherches)

Projet : 1er album studio (19 titres)

« Sympa, mais pas transcendant non plus », voilà comment résumer grossièrement mon avis sur « Icône ». Alors oui, c’est un projet plutôt bien produit, bien mixé, le tout avec différentes ambiances assez appréciables (bangers, acoutisque, etc), mais clairement, le projet ne décolle jamais. En fait, c’est un projet moyen qui ne fait pas de vagues.

Et par moments, c’est assez frustrant, car il y a des morceaux qui sont vraiment pas mal, qui font même bouger la tête, mais à chaque fois, j’ai la sensation qu’il manque le petit truc qui ferait passer le son du simple « pas mal » à « waw, coup de coeur ». Et le problème est assez similaire pour ce qui est des featurings.

Du coup, j’ai décidé de mettre en marche ma réflexion pour comprendre d’où vient le problème, et je pense l’avoir trouvé : le problème, c’est tout simplement Cheu-B. Alors attention, pas le rappeur en lui-même, je pointe du doigt plutôt le fait que j’ai la vive impression que le bonhomme manque encore de maturité musicale. Rappelons que s’il a été pas mal actif en groupe, il n’a sorti qu’un seul projet en solo avant de concevoir un album, et ce projet date de 2017. Il aurait peut-être mieux fallu sortir encore au moins un EP ou une mixtape avant de tout de suite s’attaquer à un album.

Et quelque part, ce manque de maturité musicale, on le ressent au niveau des lyrics (beaucoup d’égotrip, mais très peu de place à un dévoilement de l’artiste, on sait finalement pas grand chose sur lui et sur qui il est vraiment), des flows et des refrains. Clairement, Cheu-B est un artiste en devenir, il n’est pas encore totalement accomplis d’un point de vue musical.

Cependant, cela ne veut pas dire que le projet est mauvais ou que tout est à jeter. En effet, ce dernier a peut-être des points faibles (tel que sa longueur par exemple), mais il m’a permis d’apprendre une chose : il faudra compter sur Cheu-B à l’avenir, car le bonhomme a énormément de potentiel et a toutes les cartes en main pour devenir, un jour, un artiste majeur dans le rap game français. Affaire à suivre donc…

Coup de coeur :

  • « Mes alliés »

Coups de blues : aucun

Note : 6/10

  • Hayce Lemsi – « Ecorché vif » (14 juin 2019)

Artiste : Hayce Lemsi

Prénom/nom : Islem Belouizdad

Surnoms : « L’insomniak » et « La Kalash humaine »

Âge : 31 ans

Projet : 3ème album studio (16 titres)

Définitivement, j’adore me tromper sur le compte d’un artiste. Pendant longtemps, j’ai rangé Hayce Lemsi dans la case « gros kickeur sans plus » et ce dernier ne s’est pas gêné pour me prendre totalement à revers. Et je le remercie. Avec « Ecorché vif », j’ai pu comprendre que celui qu’on surnomme « L’insomniak » est un artiste à part entière.

Clairement, le bonhomme est capable de performer aussi bien sur des purs bangers que sur des morceaux plus estivales et « caliente ». Bref, un véritable artiste capable de s’adapter et de proposer des ambiances différentes dans son projet.

En parlant de projet, je tiens à dire que ce dernier a été bien réfléchi : 16 sons, dont 5 en dessous de 2min30 et la présence sur certaines tracks d’un couplet unique. Du coup, ce nouvel album est rafraîchissant et il s’écoute très facilement. Propre.

Et même au niveau des thèmes, c’est un projet assez intéressant, car le natif d’Hassi Messaoud n’hésite pas à se dévoiler en parlant de son passé, des vices du succès et du rap, de son état d’esprit vis-à-vis de la musique (ne vit pas pour les vues et les likes par exemple) ou encore de son amour pour les siens, pour Paris et l’Algérie. Bref, un album vraiment sympa à décortiquer et qui, au vu de tout ce que j’ai pu écrire au cours de mon analyse, m’oblige à tirer mon chapeau à Hayce Lemsi et à m’intéresser de plus près à lui à l’avenir.

Coups de coeur :

  • « Big Lemsi »
  • « Gris Montaigne »
  • « Dernier Verre »
  • « 10 ans déjà »
  • « Ecorché vif »

Coups de blues : aucun

Note : 8,5/10

  • Jok’Air – « La Fièvre » (14 juin 2019)

Artiste : Jok’Air

Prénom/nom : Melvin Félix

Surnoms : « Jok’ Pololo » et « Big Daddy Jok »

Âge : 27 ans

Projet : mixtape surprise en parallèle d’un film (16 titres)

Est-ce que je suis dur si je vous dis que je suis globalement déçu par ce projet ? Parce que sincèrement les copains, c’est mon ressenti concernant cette mixtape. Et pourtant, vous l’avez vu avec ma vidéo sur « Jok’Travolta », mon amour pour celui qu’on surnomme « Big Daddy Jok » ne date pas d’hier (j’ai acheté l’album et je vais le voir en concert prochainement). Mais malheureusement, je ne l’ai pas reconnu sur ses 16 titres, du moins très peu en tout cas.

En soi, non, « La Fièvre » n’est pas un mauvais projet, mais comparé à « Jok’Travolta » sorti il y a quelque mois, ça ne joue pas du tout dans la même catégorie… Ce qui m’a frappé avec cette mixtape, ce qu’elle vraiment pauvre musicalement par rapport à ce qu’on a l’habitude d’entendre de la part de Jok’Air.

Clairement, en guise de bande originale pour son film, le bonhomme a décidé de miser sur des bangers, beaucoup de featurings (22 collaborations sur 16 titres) et sur le côté cru (violence). Et honnêtement, je préfère quand le rappeur parisien pousse la chansonnette et laisse place à sa sensibilité (cf. « Liqueur » avec Suky et surtout « Gyrophare », mon morceau préféré du projet).

Donc dans cette ambiance « Sexe, sexe, sexe, drogue et Rock’n Roll », eh bien je suis pas mal resté sur ma faim, attendant le morceau qui ferait décoller le projet. Malheureusement pour moi, celui-ci est arrivé à la toute fin, il se nomme « Gyrophare » et c’est la dernière track de la mixtape…

Bref, sans avoir détesté « La Fièvre », j’attends quand même Jok’Air au tournant pour son prochain projet. Avec, je l’espère, moins de violence et de bangers, mais plus de sensibilité et une approche musicale plus douce. Bref, du Jok’Air comme on (je ?) l’aime quoi.

Coups de coeur :

  • « Liqueur » ft. Suky
  • « Gyrophare »

Coup de blues :

  • « Oui monsieur » ft. Chich et More-Back

Note : 6,5/10

  • Nekfeu – « Les étoiles vagabondes : Expansion » (21 juin 2019)

Artiste : Nekfeu

Prénom/nom : Ken Samaras

Surnoms : « Nek » et « Fennec »

Âge : 29 ans

Projet : réédition de son 3ème album studio (16 titres)

Quelque part, je pense que c’était une bonne idée de ne pas faire une analyse des 2 projets de Nekfeu sur YouTube. Je me serais certainement, et involontairement, répété tant la réédition du troisième album de « Nek » est dans la lignée du projet initial. En même temps, le contraire aurait été étonnant.

Cependant, si ce projet est assez nostalgique, tout comme « Les étoiles vagabondes », il se démarque sur un point : cette réédition est moins sombre et se termine sur une note positive. Le Nekfeu torturé dans le projet initial laisse place à un Nekfeu libéré dans « Expansion ».

Pour le reste, que dire… Le projet est captivant, avec de bons featurings et des productions incroyables (cc Diabi). Et en combinant les deux projets (ce qui est le cas dans la tracklist puisque les morceaux sont mélangés), on se rend compte que le natif de « La Trinité » nous raconte une histoire : la sienne. Et autant tout de suite vous le dire, c’est profond et il y a plusieurs lectures différentes, mais complémentaires, quand on analyse les paroles de plus près.

Entre ses souvenirs de jeunesse, son amour pour l’écriture, son style de rap (son art), ses doutes sur ses convictions et croyances, ses différents états psychologiques ou encore son quotidien, Nekfeu se dévoile petit à petit, à l’image d’un scénario d’un film.

Définitivement, l’année 2019 sera particulière pour le « Fennec » et le mois de juin sera marqué par son sceau, c’est certain. Espérons qu’il nous réserve encore de belles surprises pour les mois et années à venir.

PS : comme pour ma vidéo sur « Les étoiles vagabondes », j’ai décidé de ne pas noter cette réédition, ne me sentant pas légitime de le faire. Cependant, voici tout de même un top 5 de mes morceaux préférés de ce projet :

  1. « Ecrire »
  2. « Dernier soupir »
  3. « Nouvel homme »
  4. « L’air du temps » ft. Doums et Framal
  5. « Ken Kaneki »
  • Scylla – « BX Vice » (28 juin 2019)

Artiste : Scylla

Prénom : Gilles

Âge : 38 ans

Projet : 4ème album studio (12 titres)

Avec « Ecorché vif » d’Hayce Lemsi et « Marché noir » de Veerus, c’est la bonne surprise de cet article. Quand j’ai décidé d’écouter le nouvel album de Scylla, je sortais d’une après-midi entière d’écoute de la réédition du 3ème album de Nekfeu. Autant tout de suite vous le dire, j’étais un peu cramé. J’avais donc envie d’écouter un projet plus court et plus léger.

Et c’est à ce moment là que je suis tombé sur « BX Vice ». Je me suis alors dit : « cool, c’est 12 sons et en plus c’est Scylla, c’est le papa du rap belge, j’espère simplement que notre ami n’est pas has been ».

Et là, ce fut la grosse claque : Scylla est loin d’être à la masse et son nouvel album est, en plus, un très bon projet. Bingo.

Ce qui est encore mieux, c’est qu’avec ce projet, ma perception du rappeur bruxellois a changé : non Thomas, il n’est pas juste un « lyriciste à la grosse voix capable de donner des frissons », c’est un bonhomme qui a aussi su évoluer musicalement, et ce à presque 40 ans. Chapeau bas.

Et s’il a su évoluer, c’est parce qu’il a su bien s’entourer niveau production (ex : Ponko). Malin le bougre, il n’y a rien de mieux pour rester dans l’ère du temps, c’est bien vu. Et cela tout en gardant sa fameuse plume intacte, n’hésitant pas à se dévoiler à son public et à lui faire part de ses sentiments. C’est un combo gagnant.

Finalement, le seul défaut que j’ai pu trouver à ce projet, c’est que ce dernier commence fort (première partie) et s’essoufle un peu sur la fin (deuxième partie). Pour le reste, je n’ai rien à redire, c’est du qualitatif. Bravo monsieur.

Coups de coeur :

  • « Ronaldo 9 »
  • « Malhonnête »
  • « Mufasa »
  • « Sale hyène »

Coups de blues : aucun

Note : 8/10

Et voilà les copains, ce premier « pêle-mêle musical » s’achève ici. Il arrive un peu tardivement, je m’en excuse, l’ouverture de ce site a pris plus de temps que prévu, et écouter et analyser 11 projets, bah c’est bien plus long que ce que je pensais. J’espère en tout cas que ça vous a plu, on se retrouve le mois prochain pour de nouvelles analyses, la bise !

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