Damian Lillard, le meilleur leader de la NBA ?

Il y a encore quelque jours, je cherchais par quel article j’entamerai cette rubrique « La Bible du Basket ». Je cherchais, je tâtonnais, je voulais quelque chose d’intéressant avec une vraie reflexion. Et puis je suis tombé sur l’interview de Damian Lillard au sujet de l’arrivée d’Hassan Whiteside à Portland.

Des mots justes, beaucoup de lucidité, un discours motivant et une envie d’aller de l’avant avec un joueur dont la cote est en baisse ces derniers mois et qui n’est pas loin d’être un poison dans un vestiaire d’après certains insiders. Après avoir lu cet article, je me suis dit : « waw, ce mec est vraiment un des meilleurs leaders de la NBA ». Puis j’ai poursuivi par un : « d’ailleurs, c’est un bonne question ça, c’est qui le meilleur leader de la ligue actuellement ? »

De cette question, je suis allé me faire une bonne petite tisane, j’ai ouvert mon pc, pris une feuille avec un stylo, et j’ai tenté de répondre à cette interrogation :

  • LeBron James (Los Angeles Lakers) ?

J’en serais certainement resté à là niveau réflexion il y a quelque années, mais la donne a clairement changé aujourd’hui. D’excellent leader capable de fédérer autour de lui à Cleveland, sa dernière saison aux Lakers à de quoi le faire pâlir niveau leadership. Mise à l’écart, drôle de communication et gestion difficile avec les jeunes joueurs ont été au rendez-vous lors de la saison 2018-2019. Heureusement, le natif d’Akron ne semble pas être pour autant « has been » niveau leadership comme le prouve ses efforts pour intégrer le monosourcil Anthony Davis dans la « Cité des Anges ».

  • Kawhi Leonard (Los Angeles Clippers) ?

Sa saison à Toronto avec le titre au bout plaide pour lui, c’est clair. Sur un parquet, difficile de faire mieux en terme de leadership tant le bonhomme montre l’exemple à ses coéquipiers. Cependant, pour être le meilleur leader de la NBA, il faut aussi savoir communiquer dans les médias et avec ses partenaires. Et sur ce point là, « The Klaw » est très discret, au point d’en être mystérieux. Donc leader par l’exemple, oui, mais Kawhi n’est pas un leader vocal. Peut-être que le fait de rentrer à la maison (Los Angeles) changera les choses à l’avenir…

  • Stephen Curry (Golden State Warriors) ?

Là, on commence à sérieusement causer. Clairement, « Chef Curry » a su mener la barque des Warriors à bon port de 2015 à cette année en étant le fédérateur du vestiaire (avec Draymond Green) et celui qui permettait d’avoir une osmose presque parfaite. Mais voilà, le désastre de 2016 résonne encore dans les têtes. De plus, outre son côté langue de bois parfois un peu fatiguant pour certains, j’attends personnellement de voir comment il va s’adapter au virage qu’est en train de prendre Golden State avec les départs successifs de Kevin Durant, d’Andre Iguodala, de Shaun Livingston, et de DeMarcus Cousins dans une moindre mesure. Sans non plus oublier l’absence de Klay Thompson pendant une grande partie de la saison prochaine et l’intégration de D’Angelo Russell. Clairement, c’est une nouvelle ère pour la franchise, et pour prouver qu’il est un des meilleurs leaders de la ligue, il va falloir d’abord que « Baby Face » s’adapte à tous ces changements.

  • Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks) ?

Comme pour Steph’, c’est un candidat tout à fait crédible. Vrai leader sur un parquet, on sent que le « Greek Freak » prend de l’épaisseur dans son vestiaire et dans les médias. Et avec le titre de MVP dans la poche, cela sera d’autant plus vrai dans les saisons à venir. Cependant, ce beau bébé de 2m11 et de 110 kg n’a que 24 ans et seulement 6 saisons NBA dans les pattes. C’est encore un peu tendre et il faut rappeler que la saison dernière fut seulement la première saison où il est allé loin en Playoffs. Auparavant, il n’avait jamais dépassé un 1er tour de PO. Donc clairement, notre ami grec manque encore d’expérience, mais son dossier est retenu et mérite d’être à nouveau analysé au peigne fin d’ici quelque années.

Ensuite, ma réflexion m’a amené vers des seconds couteaux dont il est possible de les balayer d’un revers de la main : Kyrie Irving ? Celui qu’on surnomme « Uncle Drew » a tenté d’être un leader à Boston, on a vu le résultat (lol). James Harden ? Une attitude trop personnelle et une tendance à se faire dans le froc dans les moments chauds. Russell Westbrook ? Un joueur exceptionnel, mais qui, comme pour Harden, joue dans une optique personnelle (la course aux triple-double) et qui a tendance à foncer tête baissée lorsqu’il faut prendre du recul (n’est-ce pas KD ? n’est-ce pas Paul George ?) John Wall ? Bon, j’arrête mes conneries, c’était seulement pour rire voyons.

La liste est encore longue, mais je vais m’arrêter là, car un nom me semble être une évidence à ce stade, c’est bien entendu celui de Damian Lillard. Clairement, je ne pense pas trop me tromper en disant que ce dernier est synonyme d’équilibre, de juste milieu dans une équipe.

Avec « Dame » dans vos rangs, vous êtes assuré d’avoir un des joueurs les plus valuables de la ligue, un bonhomme ultra clutch (cc Houston, cc Okc), un leader vocal qui n’hésite pas à parler sincèrement à ses troupes (dans les bons comme dans les mauvais moments), qui a toujours le mot juste pour les médias, qui entretient de bonnes relations avec son entraineur (Terry Stotts), ses dirigeants (Neil Olshey) et même son propriétaire (RIP Paul Allen) et, surtout, qui s’est être patient. Donc c’est pas le genre du bonhomme de demander son transfert si tout ne va pas dans son sens, et c’est assez rare dans la NBA actuelle pour être souligné.

Le seul défaut que j’ai pu trouver à ce joueur concernant son leadership remonte à il y a quelque années, au moment où il n’hésitait pas à s’épancher (pleurnicher ?) dans les médias au sujet de ses non-sélections aux All-Star Game. Niveau exemplarité pour ses coéquipiers, c’est pas le top, je le conçois.

Mais pour le reste, Damian Lillard est un excellent leader, et ce n’est pas sa dernière saison régulière ainsi que les récents Playoffs qui viendront me faire dire le contraire.

C’est pour cela que lorsque j’ai vu des personnes remettre en question le montant de sa prolongation de contrat, j’ai cru voir flou pendant l’espace d’un instant. Alors oui, je le reconnais, le fait de toucher plus de 54 millions en 2024-2025 lorsqu’il aura 34 ans a de quoi faire grincer des dents, surtout lorsqu’on se rend compte que le n°0 des Blazers prendra presque la moitié du cap space à lui tout seul. Mais grâce à un tel contrat, Portland (qui n’a pas l’attractivité de Los Angeles et de New York, je le rappelle) peut se targuer de conserver dans ses rangs celui qui représente à merveille la franchise et ses valeurs, et qui sera à coup sûr, une fois qu’il quittera les parquets de la NBA (à Portland ou ailleurs), le meilleur joueur de l’histoire de cette équipe. Tout en sachant qu’il est très certainement le meilleur leader de la NBA actuellement. Pas mal, non ?

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